„On est allés vraiment un peu trop loin.”
                    (général Condrecourt)

4 juin 1920. C’est l’une des dates les plus déterminantes de l’Histoire de la nation hongroise, ce jour-là la partition de la Hongrie Historique est devenue définitive et contenait l’annexion de vastes territoires, habités parfois exclusivement par une population hongroise.
  Plus tard, c’est en promettant (et en partie en accomplissant) la révision de cette décision que l’Allemagne Hitlérienne a pu gagner notre pays à sa cause. De ce fait l’Union Soviétique a trouvé le prétexte pour nous occuper: on peut donc dire que c’est la principale raison pour laquelle la Hongrie a dû se mettre à la file des peuples souffrant de la dictature communiste. D’autre part, grâce à cette décision, le désir d’expansion des pays voisins de même que l’intérêt écomomique de l’Europe occidentale pouvaient être satisfaits. Les sentiments de nos compatriotes qui étaient restés au-delà des frontières et souffraient de la xénophobie de là-bas et de ceux qui étaient restés au pays et souffraient des difficultés de maintenir le reste du pays, n’ont pas sensibilisé l’occident.

  De plus tout cela est arrivé juste à une nation qui dans le passé avait plusieurs fois défendu l’Europe de l’ouest et qui au fond pendant longtemps servait du rempart pour toute la chrétienté. Imaginez cette Hongrie de l’époque restant dans la gorge de l’Empire tartare qui prenait de l’ampleur très rapidement. Une grande partie de la Hongrie a été détruite pour que les barbares d’Asie s’en aillent. Une question se pose: Que serait-il arrivé si la Hongrie n’avait pas organisé, avec une partie des peuples balkaniques, la défense contre les Turcs et si elle n’avait pas pu arrêter ces derniers à chaque fois qu’ils voulaient s’étendre vers l’Ouest? Pour accomplir tout cela quelle aide notre pays a-t-il reçue? Passons sous silence ce moine recruteur faisant son travail tantôt bien, tantôt mal. Ah oui, pour pas oublier l’angélus du midi. Plus durement la France avait contribué à amener „le peuple sauvage d’Osman” à envahir notre territoire d’une manière plus véhemente que jamais, et Venise, l’une des plus importantes cités italiennes avait transporté ces Hordes à travers le Bosphore.
  L’Occident aurait pu réparer sa faute en fournissant une toute petite aide à notre guerre d’indépendance de 1848/49, mais les pays d’ouest, attachés principalement au maintien de l’équilibre politique et économique de l’Europe n’ont même pas bougé. Pourtant cet équilibre de l’Europe n’a pas pesé lourd dans la balance, quand les pays de l’ouest ont poussé notre pays dans le précipice avec l’accord forcé de Trianon, puis l’ont cédé, à l’issue de la deuxième guerre mondiale comme proie libre à l’Union Soviétique.
  Et encore aujourd’hui, lorsque nos régions essaient de se rattacher à l’Occident, cela ne paraît pas vraiment important. L’Occident ne cherche que des objections pour sauvegarder sa supériorité économique, bien que notre retard soit du en grande partie juste au cruauté de l’Ouest, c’est „le traité de paix” en question qui l’avait causé.
  On a ainsi ruiné l’avenir de plusieurs millions d’hommes juste pour que les dirigeants se disant gagnants de la guerre prouvent: se sont eux qui sont plus forts quand même. Plus forts que dix millions de Hongrois.

  Aujourd’hui notre volonté, notre intention n’est pas de revenir ce qui s’est passé, cela n’aurait pas beaucoup de sens. Pourtant nous voudrions que de plus en plus de monde connaisse ce fait historique auquel on n’a pas accordé l’importance jusqu’à présent. Les techniques modernes de communication nous permettent à présent, de dire au monde ce qui s’était passé, de faire comprendre au monde l’injustice commise contre le peuple hongrois qui se trouvait, sans cela même, dans une situation difficile, dans des circonstances confuses à l’époque.

  Nous proposons à ceux qui veulent s’enfoncer davantage dans ce sujet l’oeuvre d’Erno Raffai: Les secrets de Trianon ou bien comment a fait-on jouer un mauvais tour à notre pays (Édition Tornado Dannenija, 1990) de même que le livre de Jeno Gergely et Pál Pritz: La Hongrie de Trianon 1918-1945 (Édition Vince, 1998) dont nous nous sommes beaucoup inspirés en préparant ce site d’Internet. Outre cela nous nous sommes servis des publications ci-dessous:
  Ferenc Glatz: Hongrois dans le bassin Carpathique (Édition Pallas,1989);
  Tibor Hetés: La chronique des révolutions de Hongrie 1918-1919 (Édition Kossuth,1969);
  György Máté: „Signes rouges sur la voie d’armée” ( Édition Táncsics, 1969);
  Tibor Hajdú: Le 21 Mars (Édition Kossuth, 1979);
  et la deuxième partie intitulée „Deuxième Mohács” de la série d’articles „Notre XXe siècle” du magazine Nok Lapja( Numéro 15/2000).

  Nous avions comme sources des biographies servant à connaître plus profondément et plus précisément les personnages les plus déterminants de ces événements les ouvrages ci-dessous:
  Qui est qui dans l’Histoire? (Édition Laude, 1996)
  Dictionnaire Larousse Hongrois 1-2-3.tomes (Édition Akadémiai,1991,1992,1994)

  Le site d’Internet qu’on peut lire même maintenant n’est pas encore complet. Nous attendons et acceptons la critique et l’opinion de toute sorte ayant pour but de faciliter et d’aider notre tâche. Les messages peuvent être envoyés à l’adresse suivante: trianon@norma.hu

Attila Rostás et Zsolt Semperger, élèves du Lycée Réformé Gábor Bethlen de Hódmezovásárhely.